On se lève tous pour Tomer
Lundi 27 novembre 2006 par Philippe Ollet

tomer.jpgAvant on disait “one man show”, maintenant on dit “stand up” à cause d’un micro à la main et d’un soupçon de spontanéité. La preuve est faite que tout cela nous vient toujours de l’étranger. L’expression est toujours anglo-saxonne. Le jour où nous enverrons une AOC de ce genre de “show” chez nos voisins… Ils existent aux USA depuis les années 70. Même sur ce plan là, on n’est jamais en avance. Alors que pense Guy Bedos de ces spectacles de cafés-théâtre que la télé et la radio ont popularisé et commercialisé? tomer1.jpg
Tomer Sisley, un des précurseurs du “stand-up” occupe la scène avec aisance et charme. Mais au delà de la performance d’acteur de “parler seul” sans aucun effet (ce qui signifie une économie de moyens) pendant quasiment deux heures on a l’impression de passer la soirée chez un pote.
Tomer passe du coq à l’âne sans tabou : on rit de la religion, du sexe, de la télé, des publicités, de l’amour, des homos, du sport, presque tout y passe. Le rapport de complicité qu’il instaure avec le public par le biais d’un spectateur du premier rang le rend proche.
Bien sûr, il y a quelques improvisations, mais à part cela tout est écrit. Qu’importe ! on passe une bonne soirée où on kiffe grave. Comme entre potes.

 

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